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BULLETIN CRITIQUE Claudio
DE PALMA, Il paese dei Tirreni, serona toveronarom, Studi 205,
Accade- mia Toscana di Scienze e Lettere « La Colombaria » :
Florence, Leo S. Olschki editore, 2003, 194 pages, hibliographie,
index, dessins et photographies dans le texte.
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Claudio
DE PALMA s'inscrit donc dans la suite de ceux, nombreux, qui ont vu
dans ce document un indice capital en faveur de l'origine orientale
des Étrusques. C'est l'occasion pour lui de reprendre l'ensemble de
la question, et de passer en revue ce qui peut être attesté en
faveur de la présence, à date ancienne, de navigateurs tyrrhéniens
dans le bassin méditerranéen. Il rappelle les données concernant
les Tursha d'Égypte, insérés dans le mouvement des peuples de la
mer. Ce qui est plus nouveau, il examine les éléments qui peuvent
manifester une présence de Tyrrhènes dans l'Espagne tartessienne. Le
terme serona prend toute son importance dans cette recherche :
on peut envisager de le retrouver sur des inscriptions ibériques à
l'Ouest de la Méditerranée et il peut être rapproché du titre de seren
qui, selon la Bible, désignait les chefs des Philistins. L'auteur
ne fait pas pour autant de tous ces peuples des Étrusques, ou des
Proto-Étrusques. Simplement, dans les nombreux mouvements
maritimes qu'a connus le monde méditerranéen depuis le début de l'âge
du Bronze au moins, des groupes apparentés à ces Tyrrhènes-Étrusques
auraient été impliqués : des mouvements successifs de Tyrrhènes et
de Rasenna auraient pu avoir lieu, expliquant ainsi la double dénomination
de ce peuple. L'absence d'affinités avec les langues indigènes de l'Ouest
de la Méditerranée, notamment celles connues en Espagne, alors que
les points de contact avec les langues de l'Asie Mineure semblent
assurés pour l'auteur, invite à accorder foi à la tradition qui
fait de cette zone le point de partance de ceux qui ont permis l'émergence
de l'Étrurie historique. Ce sont, on le voit, les questions
fondamentales, et toujours aussi discutées, posées par l'isolement
linguistique de l'ethnos étrusque en Italie, que ce perit
ouvrage aborde. Il le fait avec une richesse de documentation sur la Méditerranée
des temps préhistoriques qui mérite d'être soulignée. |
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